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December 16, 2005 - Christchurch, New Zealand

« May we talk something we never talked before… »

Vendredi 30 mai 2008

Seun Kuti
Bonne nouvelle pour tous les amateurs d’afrobeat et de Fela Anikulapo Kuti, après le fils Femi, c’est Seun Kuti qui reprend le flambeau du père !

Après un maxi, son premier album Many Things fait bien revivre la musique de Fela. Tous les ingrédients sont là : la troupe Egypt 80 avec ses cuivres enflamés, les choeurs et même, plus surprenant, une voix aussi rauque que celle de son père ! On commence aussi à sentir, comme sur le titre Many Things, les prémices des morceaux aux constructions interminables où le chant engagé vient comme une délivrance, avec cette manière de jouer avec les choeurs, de faire monter la pression et d’enivrer, etc… Ce n’est pas encore la même fièvre et transe qu’un Colonial Mentality, qu’un Lady ou que l’excellent Kalakuta Show, mais on s’en approche !

À lire :

« Sur une grande scène, un orchestre rend hommage au «Hamlet de l’afro-beat», cette musique urbaine hypnotique, fiévreuse, porteuse d’un combat politique. Soudain, un jeune homme bondit au centre de la scène. Sur son dos est tatoué en lettres capitales Fela lives (Fela est vivant). Son corps est une liane tendue en proie à des forces intérieures insondables. Sa danse est un combat entre transes, contorsions épuisantes et lamentations jaillissant de son saxophone. Après un quart d’heure, il se retourne vers le public et entame d’une voix grave Sorrow, Tears and Blood, l’un des hymnes les plus amers de Fela. Alors, la foule crie au miracle. La ressemblance est stupéfiante: ce personnage longiligne, aux pommettes hautes, véritable sculpture yoruba (l’ethnie à laquelle appartiennent les Kuti), c’est Fela! Ou son clone… avec quarante ans de moins.

Musiciens hors père, un bon article de l’Express sur Femi et Seun Kuti

Et l’inévitable chronique de Bokson :

« Près de quatre décennies après la création du genre, afrobeat rime encore et toujours avec Kuti, si bien qu’il n’existe sûrement aucun mouvement musical autant associé à un patronyme que celui qui fut créé à Lagos sous l’impulsion de Fela Anikulapo. A sa disparition en 1997, on aurait difficilement pu penser à une autre personne qu’à un Kuti pour prendre la relève du fondateur charismatique à la tête du groupe Egypt 80… »

Chronique de Many Things sur Bokson.net

Un peu d’histoire ferroviaire locale

Samedi 26 avril 2008

Avec les beaux jours qui reviennent j’ai ressorti mon VTT pour les sorties en vallée de Chevreuse ! Aujourd’hui je suis rentré par le “GR11 diverticule” qui arrive à St-Rémy-les-Chevreuses. En fait ceux qui l’ont déjà emprunté (à pieds ou en VTT) auront remarqué qu’il arrive dans le prolongement prolongement de la gare RER B de St Rémy.

Il s’agit en fait d’une ancienne voie ferrée qui allait de St-Rémy à Limours. En cherchant un peu je suis tombé sur un site racontant l’histoire de la ligne de Sceaux, qui préfigurait l’actuelle tronçon sud du RER B. C’est assez intéressant de découvrir comment le réseau ferroviaire s’est construit dans cette région.

Viaduc de GometzCe site nous apprend aussi qu’il y avait une seconde voie ferrée qui allait de Paris à Chartres, en déservant notammant Limours, Villebon et Gometz. Cette ligne a elle aussi disparue, mais pas complètement ! En fait le début du tronçon entre Paris et Massy sert aujourd’hui au TGV Atlantique qui part de Montparnasse. La départementale D188 qui relie les Ulis à l’autoroute A10 avec les échangeurs de Bures et Orsay a en fait été construite sur cette ancienne ligne de voie ferrée (d’où le viaduc à Orsay notamment). Et si on continue plus loin, c’est cette même ligne qui passait sur le fameux viaduc perdu dans la forêt entre Gometz et les Ulis. Ce tracé aura aussi vu l’expérimentation de l’aérotrain, encore visible à Gometz, avec le succès qu’on connaît…

Pour ceux qui sillonnent la vallée de Chevreuse en VTT, habitués à trouver perdus dans la forêt des ponts, viaduc et autres tunnels, les deux sites sur ces deux anciennes lignes regorgent d’explications. La prochaine fois, je chercherai l’histoire de la ligne désaffectée près de mon bureau :)

La couche sociale du Web 2.0 n’est qu’une commodité

Dimanche 20 avril 2008

Encore un excellent post de Scott Karp : Battle Of The Commodity Web Applications: It’s All About People.

Voilà le mot que je cherchais pour exprimer mon idée dans mon précédent billet sur les fonctionnalités sociales : commodity. Dans le sens d’un produit courant, pratique, auquel on ne prête pas forcément attention tellement il semble évident. Scott Karp compare en effet les services de lifestream comme Twitter, Pownce ou la dernière fonctionnalité équivalente de Facebook à des produits de consommations courantes de supermarché ! Pourquoi ? Car il n’y a que très peu de différenciation dans le produit, toute la différenciation se fait sur la marque et le marketing qui va avec.

Dans le cas de ces services Web, il n’y a pas de valeur dans la marque non plus, toute la valeur se trouve dans les personnes présentes sur le réseau social. Si vos amis y sont, alors vous irez. Vous ne connaissez personne sur un réseau ? Peu de chance que vous vous y inscriviez… Ce n’est donc même pas la marque du service qui construit la différenciation, ce sont ses clients. Si on pousse le raisonnement un peu plus loin, on peut conclure que ce sont les communautés qui font et déferont ces services, indépendamment de leurs fonctionnalités (trop facilement copiables) ou de leur marque.

À méditer ;)

Réseau social ou coquille vide ?

Jeudi 3 avril 2008

Longue discussion animée aujourd’hui au sujet des réseaux sociaux. Et cette fois-ci j’en suis convaincu : ce terme est vraiment devenu une coquille vide. C’est creux.

Si on s’en tient à une définition la plus simple possible, on peut dire qu’un réseau social est un ensemble d’invidus connectés entre eux par un quelconque moyen de communication (contact physique, téléphone, Internet, etc.) pour une quelconque raison (famille, entreprise, loisirs, etc.). Qu’en est-il sur le Web ? Cela donne des Facebook, où on nous vend qu’on peut en somme décrire son réseau de connaissances, discuter et échanger avec eux.

So what ? Où est la proposition de valeur ? Ce n’est ni plus ni moins qu’une copie de ce que j’ai dans la vie réelle, que m’apporte de plus Facebook ? La taille du réseau ? C’est devenu tellement grand que cela en perd de l’intérêt, d’autant plus qu’étendre son réseau de connaissance par des contacts “virtuels” (au sens non rencontrés dans la vie réelle) est par expérience un exercice qui reste limité. Alors ok, on peut avoir sa liste d’amis, voir ce qu’ils font, indiquer son statut, leur envoyer des messages, etc.. Mais au service de quoi ?

Je pense que ces fonctionnalités sociales constituent des besoins naturels des internautes. Elles n’ont pas de valeur en soi car elles sont évidentes, ce sont en quelques sortes des fonctions intrinsèque du Web, tel qu’il a été pensé à l’origine. Le Web apporte beaucoup de valeur ajoutée, comme par exemple le fait de pouvoir accéder de manière universelle à un site Web : il semble évident pour tout le monde qu’on puisse lire un site Web identiquement depuis n’importe quel terminal.

Il en de même pour les fonctionnalités sociales : elles font partie de la valeur ajoutée apportée par le Web. Et donc les services Web qui une couche au dessus n’ont que ces fonctionnalités comme valeur ajoutée finissent par paraître “creux”, parcequ’ils n’ont pas de proposition de valeur propre les différenciant d’autres services. C’est un peu comme un constructeur automobile dont la proposition de valeur serait : “roulez sur un réseau autoroutier de qualité”. Parfait, mais c’est aussi vrai pour les autres constructeurs…

Tout cela n’est pas si théorique que cela n’y paraît, car il y a une vraie question de valeur ajoutée. Si on prend l’exemple de LinkedIn, il y a certes de nombreuses fonctionnalités sociales. Mais ces fonctionnalités sont au service d’une proposition de valeur forte, qui est entre autre de valoriser et optimiser son parcours professionnel. Idem pour Flickr : la valeur n’est pas dans les fonctionnalités sociales, mais bien dans la publication et le partage des photos.

Parler donc de réseau social sans présenter une proposition de valeur claire, autre que les simples fonctionnalités sociales courantes, me semble donc creux. Pour revenir à Facebook, je pense que c’est pour cela (et visiblement je ne suis pas le seul) que je n’en comprend pas l’intérêt. Ce n’est qu’une redite de ce qu’est le Web, que ce soit en terme d’architecture que de service, une surcouche inutile à mes yeux.

Peu importe le numéro, mais faites que ce Web avance !

Lundi 3 mars 2008

Profitant d’un week-end au repos chez moi dans le Maine & Loire, j’ai revu Stéphane avec qui j’ai passé un après-midi à refaire le Web ! :)

Au fond on en arrive à la même conclusion : qu’est-ce que le web évolue lentement, c’est désespérant… Stéphane le voit par l’absence d’innovation majeure sur les plateformes de blog depuis quelques années, et pour ma part je me lamente de ne pas voir émerger des plateformes personnelles permettant l’apparition de services Web décentralisés. Nos avis se rejoignent sur un point : les plateformes de blogs (Wordpress, Dotclear, Typepad, etc.) sont les mieux placées pour faire prendre cette orientation au Web.

Le premier pas de Livejournal en lancant Openid fut important, mais ce n’est pas suffisant. Un site personnel, ou une plateforme personnelle, devrait pouvoir héberger l’ensemble de ses données personnelles (musiques, bookmark, CV, bouquins lus, etc…). Aujourd’hui c’est le blog qui fait très souvent office de site personnel. D’où le rôle majeur que peuvent jouer les logiciels de blogs : en accueillant d’autres types de données que des simples billets et en implémentant les microformats associés, des services pourraient s’appuyer sur ces données et méta-informations.

En discutant avec Stéphane on a trouvé un autre exemple d’application qui illustre bien cette problématique de données et de services. Aujourd’hui j’ai mon blog, mais je cherche à publier des photos. Naturellement je veux les héberger sur mon site kiad.org, et je m’oriente vers des logiciels à installer. Le problème, c’est qu’il y a au moins trois types de gestionnaire de galeried photod :

  • les photoblog, pour poster des photos quotidiennement
  • les galeries personnelles pour publier des photos de vacances par exemple
  • les galeries collectives où on peut par exemple assembler les photos d’une soirée ou d’un mariage provenant de personnes différentes.

Aujourd’hui, j’ai ces trois besoins à la fois, et en somme je ne trouverai pas de logiciel répondant aux 3 besoins. L’idéal serait d’héberger les photos sur mon site et, dans le cas des galeries collaboratives par exemple, utiliser un service qui viendrait chercher les photos sur mon site et ceux de mes amis, pour les assembler et faire un album collectif.

On arrive donc à ce qui me semble fondamental : dissocier le service rendu des données sur lesquelles il opère. Cela fait 10 ans que Google a montré la voie en dissociant son service (la recherche) des données (les pages Web). On s’extasie aujourd’hui devant des sites comme LinkedIn ou Facebook, mais leur architecture me semble dépassée. Pour reprendre l’exemple de la recherche, c’est comme si Google avait cherché à héberger le contenu.

Bien sûr, derrière cette architecture centralisée réside le besoin de contrôler les données et les utilisateurs. Mais je pense que c’est un faux problème. À quoi ressemblerait un LinkedIn décentralisé ? À un service qui :

  • scannerait le Web à la recherche de page comportant un microformat pour décrire son CV
  • permettrait de rechercher sur la base de profils construite à partir des données disseminées sur le Web
  • renverrait vers la page Web du profil concerné

Mais quelle valeur ajoutée peut apporter LinkedIn si au final on peut trouver les données ailleurs que chez eux ? On touche ici à la nature contre-intuitive du lien hypertexte. Là encore les moteurs de recherche comme Google ont montré l’exemple depuis longtemps : leur métier consiste tout simplement à renvoyer ailleurs les gens qui viennent sur leur site. Et plus Google renvoient ailleurs ses visiteurs, et plus ces derniers reviennent sur Google ! Des services comme Kelkoo ou Digg répondent à ce même paradigme. De même que devraient la plupart des médias en ligne.

Voilà donc 17 ans que le Web est né, et cela fait 10 ans que Google a montré la voie en dissociant service et données tout en exploitant la force du lien hypertexte. Entre temps de nombreuses normes pour le Web Sémantique se sont mises en place. Alors pourquoi les choses évoluent si lentement depuis ?

Une identité numérique bien réelle

Samedi 16 février 2008

Intéressante question que celle de l’identité numérique. Un atelier sur le sujet était organisé par la Fing, qui semble avoir suscité beaucoup d’interrogations.

On peut voir notre identité numérique de plusieurs manières différentes, notamment :

  • il peut s’agir de la somme de nos activités en ligne
  • on peut considérer que chaque compte d’une application constitue en soit une identité numérique
  • on peut définir une identité comme la somme des comptes d’application qui utilisent le même pseudonyme ou la même adresse e-mail

Je penche pour ma part plus vers cette dernière idée. À mes yeux j’associerai plus la notion d’identité numérique à ce que l’on veut représenter aux yeux des autres, qu’il s’agisse de renforcer un trait de notre identité réelle ou inventer une identité virtuelle. Si on reste sur la définition “somme des comptes partageant une identification commune (e-mail, pseudonyme)”, on est bien dans un souci de cohérence vis-à-vis de l’exterieur. Par ailleurs, cette définition semble plus logique dans le sens où il est rare qu’une seule et même application satisfasse l’ensemble de nos besoins en matière de représentation (j’utilise par exemple kiad.org pour produire du contenu, last.fm pour mes goûts musicaux, linkedin pour mon parcours professionnel, etc.).

On pourrait cependant imaginer une logique plus “individualiste” où une identité numérique serait la somme des comptes servant une même identité, qu’ils aient en commun ou non un pseudonyme ou un e-mail. Du coup, si une personne externe ne peut pas faire le lien entre ces différents comptes/pseudonymes/e-mails, on tourne la notion d’identité numérique vers soi, vers un objectif de représentation personnel et individuel. Ce n’est pas forcément une démarche volontaire cela dit. Réfléchissez-bien, je suis sûr que vous trouverez différents univers numériques auxquels vous participez sous une même identité, mais sans lien permettant à des participants vous connaissant dans un univers de vous découvrir dans un autre.

Question bonus transverse : peut-on imaginer qu’un même compte d’application serve la cause de deux identités différentes ? Ou bien la notion d’identité est trop forte pour être scindée comme ça ? Hum…

Pour terminer, et pour y voir beaucoup plus clair sur le sujet, Dominique Cardon a publié une typologie de l’identité numérique. Plus précisément, l’article décompose sur une carte les différents univers numériques, et dégage quatre conclusions concernant l’impact de la visibilité qu’on donne à notre identité, la perméabilité de nos réseaux selon les identités auxquels ils sont attachés et enfin le lien entre la visibilité qu’on accorde à notre identité sur les réseaux et d’une part la composition de ces réseaux, d’autre part la navigation sur ceux-ci. C’est un excellent travail, vraiment stimulant à lire.

Un exercice intéressant est de se pencher sur cette carte, d’y placer les univers numériques auxquels on participe, et de réfléchir sur la manière dont on y gère notre identité et nos réseaux. Cela dit, la première réflexion à chaud qui m’est venue à la suite de cette article porte sur la gestion de notre identité dans le monde réel, sans tenir compte des moyens de communications récent comme Internet et le Web. Dans quelle mesure gérons nous nos identités (renforcement de certains traits ou identités plus ou moins virtuels) en fonction de nos réseaux personnels (famille, travail, amis, association, etc…) ? C’est vraiment un sujet passionnant :)

My world is flat

Jeudi 7 février 2008

The World Is Flat

Hier j’ai (enfin) terminé le best-seller de Thomas Friedman, The World Is Flat. Friedman y aborde le phénomène de mondialisation sous tous ses angles : les évènements initiateurs, les forces en jeux, les technologies ayant concourrues à cet applatissement du monde, etc… Il y présente une mondialisation très positive, assez éloignée de la vision négative (américanisation, etc…) que l’on peut entendre ici et là en France. Ce ne sont pas malgré tout deux visions opposées, j’ai trouvé la démarche de Friedman plutôt claire, expliquant bien comment les craintes et attentes qu’on peut avoir en France et en Europe peuvent s’inscrire dans cette vision.

L’idée récurrente du livre est en fait celle de l’entrepreunariat. Je ne pense pas que ce soit un biais de ma part d’avoir vu cette notion comme sous-jacente dans la plupart des développements du livre. L’esprit d’entreprise aux yeux de Friedman apparait clairement comme libéré grâce à ce nouveau monde, et il le présente souvent aussi comme une solution à ses dérives ou conséquence potentiellement néfastes (métiers ou industrie qui disparaissent ou sont délocalisées, etc…). Son propos est plutôt bien résumé en conclusion : ce nouveau monde, plat, où tout le monde peut individuellement agir globalement, est l’opportunité pour tous d’entreprendre en mettant en oeuvre son imagination. C’est un monde où on ne peut plus rester isolé, où la concurrence n’est plus entre états, mais entre individus, et où la meilleure solution pour rester dans la course est d’entreprendre et de créer plus vite et mieux que les autres.

Le seul gros défaut du livre à mon sens est d’être écrit par un américain, pour des américains. Il n’est quasiment jamais fait mention de l’Europe ou de l’Amérique du Sud par exemple. La plupart du temps, les réflexions un peu plus poussées sur la manière de s’adapter à ce nouveau monde sont destinées aux américains. Friedman était pourtant bien plaçé pour savoir que son livre aurait une audience mondiale, et mieux tenir compte le point de vue des Européens aurait été le bienvenu.

Enfin, le livre regorge d’exemples tous aussi excitants les uns que les autres, qu’il s’agisse des problématiques de supply-chain chez Dell ou WallMart, que le développement impressionnant de l’IT en Inde en passant par les initiatives d’entrepreunariat global depuis le Moyen-Orient. Plutôt que d’en détailler ici, je tenais à présenter un service qui illustre bien le propos du livre. Il s’agit de Kiva.org, un service Web où vous pouvez faire des micro-prêts à destination d’entrepreneurs dans les pays en voie de développement. Assez facilement, vous pouvez prêter 25$ ou 50$ à une personne qui va pouvoir commencer un commerce ou un projet scolaire par exemple, et ça marche même trop bien ! Si comme moi ça vous semble aussi incroyable qu’excitant de pouvoir aider significativement le projet d’une personne à l’autre bout du monde en lui prêtant une somme assez modeste pour nous, foncez sur ce bouquin ! Bienvenue dans le Flat World :)

Justice - Cross

Samedi 19 janvier 2008

Justice - Cross1er janvier, je rentre d’Ardèche en TGV avec des copains, Kototama me fait écouter deux titres de Justice (Let There Be Light et D.A.N.C.E). Hum, plutôt sympa.

Deux semaines plus tard (je suis sans connexion fixe en ce moment :/), j’écoute l’album † de Justice en entier. Pas mal. Excellent même. Écoutage en boucle !

L’intro Genesis/Let There Be Light met d’emblée le ton avant le sympathique D.A.N.C.E. et les excellents Phantom Pt.II, The Party et Valentine. Ok, les mauvaises langues diront que c’est très inspiré de Discovery de Daft Punk, mais au fond je crois qu’on s’en moque, tellement ça fait du bien de réentendre ce son :)

Voilà, c’est ma première bonne découverte musicale de 2008, et je suis pas déçu.

Facebook : et le droit à la désinscription ?

Samedi 19 janvier 2008

Cela fait un moment que j’hésite à me désinscrire de Facebook, tant je trouve ce service inutile et tant la question des données personnelles m’est sensible. Et là, suprise : impossible de se désinscrire. Non seulement Facebook se garde le droit de conserver toutes les versions des informations personnelles saisies, mais en plus il n’est pas possible de se désinscrire, seulement “désactiver le compte”. En gros, le compte n’est plus visible par les autres, mais Facebook conserve toutes les données. Sur un service où la problématique des données personnelles est si importante, je suis sidéré qu’on ait pas le droit de désinscrire en étant certain que les données précédemment saisies ont bien été supprimées. Cela me reste vraiment en travers de la gorge, je regrette de m’être inscrit, et si vous ne l’êtes pas encore je vous conseille d’y réfléchir à deux fois.

Pour le reste, je reste sur ma position : je ne vois pas l’utilité de Facebook, et tout ce que Facebook ou les autres réseaux/services permettent de faire techniquement, le Web en lui-même permet de le faire, avec l’avantage que VOUS contrôlez vos données personnelles. Nous sommes amis et vous souhaitez rendre cet info publique ? Eh bien échangeons un lien entre nos blogs. Un ancien ami d’école souhaite me retrouver ? Il a juste à taper mon nom dans Google pour trouver mon blog et me contacter. Je crois qu’on oublie trop que des services comme Facebook ne font que formaliser dans un système d’information propriétaire ce qui existe déjà dans le vie réelle et sur le Web avec des outils personnels comme le blog.

C’est un choix personnel à faire : dans quelle mesure vous souhaitez exposer votre vie sur le Web, et dans quel mesure vous souhaitez contrôler ces informations et l’usage qui en est fait par les tiers (à des fins publicitaires notamment). Pour ma part, le fait de savoir d’avoir donné à Facebook des informations et de n’avoir aucun moyen de dire à cette entreprise “Maintenant vous cessez d’utiliser mes informations personnelles et vous les effacez”, ça me gène vraiment et j’ai l’impression de m’être fait avoir.

Toujours concernant Facebook, un article du Guardian : With friends like these…. Un peu long, à prendre avec des pincettes je pense sur certains points, mais très intéressant pour nourrir la réflexion sur le cas de Facebook.

Colorful Holidays

Vendredi 2 novembre 2007
Souvenirs colorés

Composition autour de quelques souvenirs de cet été
(en vrac : Venise, Zagreb, Budapest, Bratislava, Vienne)

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December 9, 2005 - Between Te Anau and Milford Sound, New Zealand

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