Suite bureautique 2.0
Samedi 13 mai 2006Suite à la lecture de cette note sur le kelblog, quelques interrogations me sont venues.
Cela semble en effet très clair que des applications comme des suites bureautiques vont progressivement migrer vers le Web. Ce n’est pas vraiment une surprise en soit. Si on repense au pattern que décrit Christansen dans The Innovator’s Dilemma, les suites bureautiques sont dans le cas de figure d’un produit où la différenciation ne se fait plus sur les fonctionnalités : la très grande majorité des utilisateurs n’utilisent qu’une toute petite partie des fonctionnalités. C’est le signe qu’un produit radicalement plus simple, répondant au besoin réel, et se distinguant par d’autres attributs (ici, accessibilité par le Web entre autre) peut émerger.
En réfléchissant à l’apparition de ces suites bureautiques en ligne, cela m’a fait pensé à OpenOffice.org : à peine arrivé au stade de la reconnaissance, déjà dépassé ? M’était avis que l’émergence de suite en ligne ne serait pas vraiment un bon signe pour OpenOffice.
Mais en y réfléchissant bien, ce n’est pas si évident que cela. Il est certain que ces suites vont diminuer l’importance des suites classiques (je parle pas des vrais utilisateurs, dans les administrations par exemple). La baisse d’importance pourrait bien plus nuire à la suite de Microsoft qu’à OpenOffice. Si on y attache moins d’importance, autant prendre un logiciel gratuit et qui convient tout aussi bien, non ?
Je suis curieux de voir ce que cela va donner. On pourrait étendre cette réflexion au OS. Tout le monde s’accorde à dire que la navigateur va prendre de plus en plus d’importance vis-à-vis de l’OS. Est-ce que par l’avenir cette baisse d’importance va profiter ou nuire aux distributions Linux qui ont la particularité d’être gratuite ?