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Archive de août 2007

Premier achat de musique en ligne, avec FnacMusic

Dimanche 26 août 2007

Et voilà, n’ayant pas envie d’attendre trois semaines pour recevoir le nouveau Deadbeat intitulé Journeyman’s Annual, je me suis laissé tenté par le téléchargement payant proposé par la Fnac. J’y étais jusque là un peu réfractaire du fait des DRMs imposés par les plateformes légales, mais la Fnac a fait un bon pas en mettant une partie de son catalogue en MP3, sans DRM donc (il s’agit principalement d’accord avec des indépendants il me semble, ce qui est le cas de cet album de Deadbeat).

Les 11 titres m’ont coûté 10€, contre 21€ pour le CD classique qui à l’avantange de fournir une pochette, mais de prendre de la place (mes CDs m’encombrent plus qu’autre chose depuis que je les ai numérisé). Quelques remarques quand au service de FnacMusic en lui-même :

  • la phase de paiement est particulièrement déroutante, notamment pour choisir les formules que l’on souhaite, et retrouver son panier ensuite
  • les titres doivent être téléchargés un par un, sans pouvoir en télécharger plus de deux à la fois ! C’est laborieux, le minimum serait de fournir une archive ZIP par exemple.
  • les fichiers sont mal nommés (il ne comporte pas le numéro de piste par exemple), obligé de tout renommer. Une bonne idée serait de permettre de paramétrer le nommage des fichiers
  • les MP3 sont en 256 kbits/s et bien tagués, même si certains posent problèmes (durée non détectée par le player - un problème au téléchargement ?)

Voilà, reste à écouter l’album en lui même, que j’espère à la hauteur du brillantissime Wild Life Documentaries du même auteur !

Dans quelle mesure le Web est-il pertinent dans notre vie sociale ?

Vendredi 24 août 2007

C’est la question que soulève William Davies dans son article The cold, cold heart of Web 2.0 , relayé par Nick Carr, toujours à l’afût d’un regard critique sur le Web 2.

Pour Davies, alors que le Web 1 a vu les efforts portés sur l’efficience de la relation commerciale (vendre des livres par exemple), le Web 2 concentre les efforts sur l’efficience des relations sociales (rencontrer de nouvelles personnes selon nos affinités - musique, etc.). Or les relations sociales n’ont rien d’automatiques : elles sont souvent le fruit du hasard, et la manière dont elles sont établies compte pour beaucoup dans la valeur de la relation finale. C’est là ou réside le danger d’encenser le Web 2 pour ses capacités sociales : on serait tenter de confondre facilité (apportée par l’automatisation du Web) avec efficience.

Au fond, il y a deux débats à mon sens :

  • peux-t-on expliquer les relations sociales avec le même rationnel que les relations économiques (comme le soutenait l’économiste Gary Becker cité dans l’article de Davies) ?
  • le Web (et plus généralement un système informatisé) peut-il supplanter l’homme en terme d’intelligence, au point d’être plus efficient que nous dans la détermination de nos relations sociales par exemple ?

Pour ma part, j’ai tendance à croire au rationnel de nos choix et décisions, sans pour autant croire qu’on puisse aboutir à un système déterminant mieux que nous nos relations sociales. C’est mieux ainsi je pense.

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