À propos

Lectures

Dans le casque

Bulles préférées

December 16, 2005 - Christchurch, New Zealand

Archive de avril 2008

Un peu d’histoire ferroviaire locale

Samedi 26 avril 2008

Avec les beaux jours qui reviennent j’ai ressorti mon VTT pour les sorties en vallée de Chevreuse ! Aujourd’hui je suis rentré par le “GR11 diverticule” qui arrive à St-Rémy-les-Chevreuses. En fait ceux qui l’ont déjà emprunté (à pieds ou en VTT) auront remarqué qu’il arrive dans le prolongement prolongement de la gare RER B de St Rémy.

Il s’agit en fait d’une ancienne voie ferrée qui allait de St-Rémy à Limours. En cherchant un peu je suis tombé sur un site racontant l’histoire de la ligne de Sceaux, qui préfigurait l’actuelle tronçon sud du RER B. C’est assez intéressant de découvrir comment le réseau ferroviaire s’est construit dans cette région.

Viaduc de GometzCe site nous apprend aussi qu’il y avait une seconde voie ferrée qui allait de Paris à Chartres, en déservant notammant Limours, Villebon et Gometz. Cette ligne a elle aussi disparue, mais pas complètement ! En fait le début du tronçon entre Paris et Massy sert aujourd’hui au TGV Atlantique qui part de Montparnasse. La départementale D188 qui relie les Ulis à l’autoroute A10 avec les échangeurs de Bures et Orsay a en fait été construite sur cette ancienne ligne de voie ferrée (d’où le viaduc à Orsay notamment). Et si on continue plus loin, c’est cette même ligne qui passait sur le fameux viaduc perdu dans la forêt entre Gometz et les Ulis. Ce tracé aura aussi vu l’expérimentation de l’aérotrain, encore visible à Gometz, avec le succès qu’on connaît…

Pour ceux qui sillonnent la vallée de Chevreuse en VTT, habitués à trouver perdus dans la forêt des ponts, viaduc et autres tunnels, les deux sites sur ces deux anciennes lignes regorgent d’explications. La prochaine fois, je chercherai l’histoire de la ligne désaffectée près de mon bureau :)

La couche sociale du Web 2.0 n’est qu’une commodité

Dimanche 20 avril 2008

Encore un excellent post de Scott Karp : Battle Of The Commodity Web Applications: It’s All About People.

Voilà le mot que je cherchais pour exprimer mon idée dans mon précédent billet sur les fonctionnalités sociales : commodity. Dans le sens d’un produit courant, pratique, auquel on ne prête pas forcément attention tellement il semble évident. Scott Karp compare en effet les services de lifestream comme Twitter, Pownce ou la dernière fonctionnalité équivalente de Facebook à des produits de consommations courantes de supermarché ! Pourquoi ? Car il n’y a que très peu de différenciation dans le produit, toute la différenciation se fait sur la marque et le marketing qui va avec.

Dans le cas de ces services Web, il n’y a pas de valeur dans la marque non plus, toute la valeur se trouve dans les personnes présentes sur le réseau social. Si vos amis y sont, alors vous irez. Vous ne connaissez personne sur un réseau ? Peu de chance que vous vous y inscriviez… Ce n’est donc même pas la marque du service qui construit la différenciation, ce sont ses clients. Si on pousse le raisonnement un peu plus loin, on peut conclure que ce sont les communautés qui font et déferont ces services, indépendamment de leurs fonctionnalités (trop facilement copiables) ou de leur marque.

À méditer ;)

Réseau social ou coquille vide ?

Jeudi 3 avril 2008

Longue discussion animée aujourd’hui au sujet des réseaux sociaux. Et cette fois-ci j’en suis convaincu : ce terme est vraiment devenu une coquille vide. C’est creux.

Si on s’en tient à une définition la plus simple possible, on peut dire qu’un réseau social est un ensemble d’invidus connectés entre eux par un quelconque moyen de communication (contact physique, téléphone, Internet, etc.) pour une quelconque raison (famille, entreprise, loisirs, etc.). Qu’en est-il sur le Web ? Cela donne des Facebook, où on nous vend qu’on peut en somme décrire son réseau de connaissances, discuter et échanger avec eux.

So what ? Où est la proposition de valeur ? Ce n’est ni plus ni moins qu’une copie de ce que j’ai dans la vie réelle, que m’apporte de plus Facebook ? La taille du réseau ? C’est devenu tellement grand que cela en perd de l’intérêt, d’autant plus qu’étendre son réseau de connaissance par des contacts “virtuels” (au sens non rencontrés dans la vie réelle) est par expérience un exercice qui reste limité. Alors ok, on peut avoir sa liste d’amis, voir ce qu’ils font, indiquer son statut, leur envoyer des messages, etc.. Mais au service de quoi ?

Je pense que ces fonctionnalités sociales constituent des besoins naturels des internautes. Elles n’ont pas de valeur en soi car elles sont évidentes, ce sont en quelques sortes des fonctions intrinsèque du Web, tel qu’il a été pensé à l’origine. Le Web apporte beaucoup de valeur ajoutée, comme par exemple le fait de pouvoir accéder de manière universelle à un site Web : il semble évident pour tout le monde qu’on puisse lire un site Web identiquement depuis n’importe quel terminal.

Il en de même pour les fonctionnalités sociales : elles font partie de la valeur ajoutée apportée par le Web. Et donc les services Web qui une couche au dessus n’ont que ces fonctionnalités comme valeur ajoutée finissent par paraître “creux”, parcequ’ils n’ont pas de proposition de valeur propre les différenciant d’autres services. C’est un peu comme un constructeur automobile dont la proposition de valeur serait : “roulez sur un réseau autoroutier de qualité”. Parfait, mais c’est aussi vrai pour les autres constructeurs…

Tout cela n’est pas si théorique que cela n’y paraît, car il y a une vraie question de valeur ajoutée. Si on prend l’exemple de LinkedIn, il y a certes de nombreuses fonctionnalités sociales. Mais ces fonctionnalités sont au service d’une proposition de valeur forte, qui est entre autre de valoriser et optimiser son parcours professionnel. Idem pour Flickr : la valeur n’est pas dans les fonctionnalités sociales, mais bien dans la publication et le partage des photos.

Parler donc de réseau social sans présenter une proposition de valeur claire, autre que les simples fonctionnalités sociales courantes, me semble donc creux. Pour revenir à Facebook, je pense que c’est pour cela (et visiblement je ne suis pas le seul) que je n’en comprend pas l’intérêt. Ce n’est qu’une redite de ce qu’est le Web, que ce soit en terme d’architecture que de service, une surcouche inutile à mes yeux.

Categories

À suivre

Friends

December 9, 2005 - Between Te Anau and Milford Sound, New Zealand

Archives

Meta